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Le musée Pierre Palué

 

 

 

 

 


                               Lucien Dupuis, Marie Palué et Jacques Delatour

 

 

Le musée Pierre Palué de Tain-l'Hermitage

 

 

 


 

Le peintre de Chavannes, Pierre Palué, aura sa rue, tout près de son musée, à Tain. Gérard Bouchet, le maire de la ville l’a promis.

Pierre Palué né en 1920 à Bordeaux n’a dû qu’aux hasards de la guerre de 1940 de s’installer dans la Drôme. Fait prisonnier  près de Nantes, il s’était retrouvé parqué avec 8 000 autres derrière des barbelés à Châteaubriant, mais avait réussi à s’échapper avec le Dr Lemonon déguisé en moine, lequel l’avait naturellement amené dans sa famille à Saint-Donat où Palué passa une bonne partie des années noires. C’est là qu’il a commencé à crayonner et à peindre.

 

 

 Il s’inscrit à l’école d’art de Valence et achète par hasard le Traité du paysage d’André Lhote dans lequel il repère cette phrase clef : « Un paysage ne se fait pas à coups de pinceau, mais à coups de mesures et de formes stylisées. » Embauché comme aide-jardinier à Chavannes, il y rencontre celle qui deviendra sa femme avec laquelle il aura sept enfants. En 1945, une galerie du boulevard Haussmann présente une de ses toutes premières toiles Les Tomates ; puis en 1947, il participe à Lyon à l’exposition le Sanzisme avec Cottavoz, Fusaro, Truphémus, Lauran, Bollin… En 1959, il retrouve à la galerie Vendôme, Aragon et Elsa Triolet qu’il avait connus alors qu’ils se cachaient à Saint-Donat pendant la guerre. Á 40 ans Pierre Palué reconnu comme faisant partie de La Nouvelle Ecole de Paris, expose un peu partout en France et jusqu’en Amérique. Il sera peintre professionnel (recensé dans le Bénézit), assurant en plus les fonctions de directeur de l’école municipale d’art de Romans et  peindra près de 3 000 toiles avec une prédilection pour les paysages drômois et ardéchois, Arcachon, Saint-Tropez et Venise pour laquelle, après avoir été réticent, il aura un  coup de cœur.
Un jour, Pierre Palué débarque au service culturel du conseil général de la Drôme, un gros paquet de documents sous le bras. Il veut raconter son évasion, sa vie à Saint-Donat, ses expériences avec les peintres de Mirmande. Le directeur lui promet de l’aider. Mais appelé à d’autres fonctions, il s’en va et les documents Palué sommeillent au fond d’un tiroir avant de disparaître. De retour dans la Drôme, l’ancien directeur du service culturel retrouve Pierre Palué et avec l’Association Universitaire d’Études Drômoises entame une collaboration qui permettra la publication de plusieurs ouvrages sur les peintres de Mirmande, Savin, Monier de la Sizeranne et Pierre Palué. Cette collaboration avec un peintre ouvre de nouvelles perspectives à l’AUED qui lie des liens d’amitiés avec Michel Rodde, Toros, Yvon Tardy, Mme Cathelin, Mme Etienne Martin.

 

Marie et François Palué aidés par toute leur famille ont mis sur pied une belle exposition rétrospective des œuvres de Pierre Palué depuis les toutes premières, encore malhabiles et reproduisant des ciels à la Van Gogh, jusqu’au dernier paysage de neige resté sur son chevalet.
C’est cette exposition qui a été inaugurée le 5 avril dans le pittoresque hôtel des Courbis rebaptisé Musée Pierre Palué, Nouvelle école de Paris. En présence du député Patrick Labaune, du président du conseil général Didier Guillaume et de nombreux amis du peintre, le maire de Tain-l’Hermitage a souligné combien ce musée est un apport culturel intéressant pour une cité vouée au vin et au chocolat. Pendant tous les mois d’été, un bateau de croisière fait escale avec ses touristes anglo-saxons à Tain ; ils visitent Valrhona, les caves viticoles mais aussi le musée où ils peuvent désormais trouver dans leur langue une brochure, préparée par notre association retraçant la carrière de Pierre Palué. Ne manquez pas cette exposition, avant que le musée ne retrouve l’an prochain les toiles de tous les peintres amis de Pierre Palué.  
            


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