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Victorine Venouil, sage-femme

par Jean-Claude Gautier

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°76 décembre 2018 pp. 22 à 24

Résumé d'après l'article

 
 

Classe de l'école de sages-femmes de Marseille
 

 

 

Victorine Borne épouse Venouil, est née à Charols le 7 décembre 1846.

Elle avait entrepris  une formation de sage-femme à Marseille, commencée en 1870, donc à 24 ans.
Victorine a probablement effectué toute sa scolarité à l’école publique de Charols.
L’école de sages-femmes de Marseille a été créée en 1826.
En 1864, elle s’installe avec la  maternité hospitalière dans le nouvel hôpital de l’Immaculée Conception (aujourd’hui,  Hôpital de la Conception).

 
 

Les conditions d’admission en étaient les suivantes : Avoir 18 ans et moins de 35 ans.
Savoir lire et écrire.
Fournir un certificat de moralité établi par le Maire de la commune attestant de bonne vie et de bonnes mœurs.
Disposer du consentement paternel (maternel ou du tuteur) pour les mineures ou de l’époux pour les femmes mariées.

Une dizaine d’élèves vivant dans une stricte discipline pour deux ans.
L’enseignement  portait, en dehors de l’obstétrique, sur les vaccinations, la  pratique de la saignée, les plantes utiles.
Il était assuré par la maîtresse sage-femme et les chirurgiens-chefs de la maternité.

Elle obtient son certificat d’aptitude à la profession de sage-femme de 2e classe le 12 octobre 1872 délivré par la Faculté de Médecine de Montpellier, pour exercer dans le département  des Bouches-du-Rhône.
Un certificat de 2e classe donnait la possibilité d’exercer uniquement dans un département, alors qu’un certificat de1ère classe permettait d’exercer dans toute la France.
Le choix de travailler en « libéral » était celui de la plus grande partie des élèves.

 

Maternité hôspitalière de la Belle-de-Mai. Marseille, vers 1930
 
 

Trois ans après l’obtention de son diplôme, Victorine se marie à Charols, le 6 novembre 1875. Elle semble toujours avoir exercé en libéral et à son domicile à Marseille.
Victorine prend sa retraite en 1906 à soixante ans et bénéficie donc de la pension de l’Association.
Un petit billet plié est un reçu de sa main qui atteste de « la somme de vingt-sept francs pour le montant de la pension de retraite que la société m’alloue du 1er avril 1906 au trente un mai mil neuf cent sept ».
Elle décède à Charols en décembre 1922.