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L'Ardèche, premier département sans train de voyageurs
Par André Rouy

 

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°66 de juin 2016 pp. 24 à 27

Résumé d'après l'article

 
 

La gare de ZSaint-Paul-le-Jeune
 

 

L’Ardèche, premier département sans train de voyageurs !

Dès le départ, les constructeurs du chemin de fer ont compris que la gare est le point de rencontre entre le chemin de fer et la cité.
Situées en pleine campagne ou au cœur des villes, les gares jouent un rôle d’interface entre le monde de la route et le monde du chemin de fer.

Le bâtiment le plus important vis-à-vis du public comprend plusieurs pièces : Le rez-de-chaussée est réservé au service (guichet, salle des pas perdus, locaux d’enregistrement des  bagages, bureau du chef de gare).
Parfois, deux ailes basses sont accolées au bâtiment central: l’une servant de halle à marchandises, l’autre accueillant des annexes : cellier, bûcher ou cabinet d’aisance.

Du côté du quai, une marquise abrite les voyageurs.

 
 

Pour une commune, posséder une gare constitue une fierté.
Son installation amène quelques  aménagements dans les villages afin de les mettre en valeur.
Elle est bordée de tilleuls ou de  platanes donnant aux voyageurs descendant du train une agréable impression.
Si l’agglomération est quelque peu éloignée de la gare un café-hôtel des voyageurs, un café-restaurant du chemin de fer ou encore un café fait face à la station, permettant aux voyageurs de se poser, de se restaurer en attendant la diligence, le voiturier, l’autobus ou le train.

Afin de se démarquer de la population « civile », les agents des chemins de fer étaient vêtus d’un superbe uniforme.
Le chef de gare arbora même pendant quelques années un sabre, supprimé en 1848.

 

Des employés de gare
 
 

Les pantalons des cadres étaient sans poches mais pourvus d’une braguette, alors que ceux des receveurs, chefs de bureau, employés étaient dépourvus de  poches et de braguette. Par contre, hiérarchie oblige, les facteurs-chefs, contrôleurs, chefs-brigadiers possédaient poches et braguettes à la fois.
Le charme des gares de l’époque a disparu. Alors, le chef de gare était un personnage important : sa nomination était annoncée dans le journal.