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Le sabre du général Argod

par Jean-Paul Ravel

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°75 d' octobre 2018 pp. 12 à 14

Résumé d'après l'article

 
 

Le sabre et son étui
 

 

 

 

 

Durant la période 1791-1796, la Révolution bat son plein, la société se transforme.

Par étapes, les différents ordres honorifiques de l’Ancien Régime sont supprimés. Cependant, le Directoire doit encourager ses armées malmenées aux frontières et il renoue avec la tradition de distinguer les soldats les plus valeureux.

À titre d’exemple, voici un sabre de récompense de hussard ou de cavalerie légère type an IV (1796) de très belle facture, pour donner « un témoignage de reconnaissance de la patrie  envers les braves militaires qui se sont distingués par des actions d’éclats ».

Qui est François Argod ?
Son nom figure en premier sur la liste alphabétique des 28 Généraux Drômois de la Révolution et de l’Empire, gravée dans le marbre par le sculpteur Jean-Paul Ravit.
Né le14 mai1759, fils de Jean Argod, tailleur d’habits, et de Jeanne Brenier, il est enregistré à la paroisse de Saint-Apollinaire de Valence. Sa carrière militaire le voit devenu adjudant en 1786 à 27 ans.

 
 

 

 

 

À partir de 1790, François Argod choisit d’intégrer les gardes nationales.
Le 21 février 1792, il est élu capitaine de la compagnie de grenadiers du 3e.
Puis il intègre, en tant que Lieutenant-Colonel, le 5e bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône.
Il a 33 ans, de l’expérience et enchaîne les services armés pour le Directoire qui entend lutter contre les puissances étrangères opposantes à la révolution (Angleterre, Autriche, Sardaigne, Prusse…).

Après avoir été nommé à l’armée d’Angleterre puis du Rhin, il revient à sa demande, à l’armée d’Italie le 24 mai 1798 pour la deuxième campagne dans ce pays (1799-1800).
Il prend une  part glorieuse le 26 mars 1799 à la bataille de Vérone et le même jour, il est nommé provisoirement général de brigade.
Il ne sera général qu’un mois puisque le 27 avril 1799, il est tué d’un coup de feu à la bataille de Cassano.
Il n’avait pas 40 ans !  

 

Plaque des généraux de la Révolution et de l'Empire, place edees Clercs