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La renaissance du château de Grignan

par Christian Trézin

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°70 de juin 2017 pp. 32 à 37

Résumé d'après l'article

 
 

Le château de Grignan
 

1979 : un débat se déroule au sein du Conseil général sur l’opportunité d’acquérir deux biens que leurs propriétaires d’alors proposent au Département de la Drôme : d’une part la forêt de Saoû, protégée par son classement en site naturel, de l’autre le château de Grignan, sur le point d’être transformé en hôtel de luxe.
C’est la vision d’avenir de Maurice Pic, son président, qui l’emporte : le château de Grignan est acquis par la collectivité.

Le château de Grignan était auréolé par la présence passée de celle dont il tirait ce nom : «château de M me  de Sévigné ». Mais l’ensemble du décor et du mobilier fut dispersé avant l’acquisition du monument en deux ventes publiques à Drouot. Avant d’être animé ce corps  sans vie devait être ranimé.

 
 

 

Une réouverture au public supposait des mises aux normes indispensables, des efforts de rafraichissement et aussi du personnel.
Les deux préoccupations principales qui ont guidé ce travail furent de connaître, aménager et présenter le site, mais aussi développer les actions qui lui donneraient une vie culturelle au présent.

La première démarche s’est appliquée au mobilier.
Au fil des années, des meubles ou objets d’art de provenance locale (château de Triors, de Châteaudouble, de Montrouge-en-Forez) ou de collections particulières ont été acquis.

 

La chambre dite "de Mme de Sévigné" en 1979
 
 

Un détail des soieries peintes (château de Triors)
 

La reconstitution de l’histoire du lieu a demandé un travail de recherche en architecture, archéologie et archives documentaires, cette connaissance nouvelle peu à peu constituée a été le fondement du réaménagement du château.

Progressivement, de 1983 à 1987, au rythme des découvertes des inventaires et des acquisitions de meubles, tableaux et objets d'art, le projet put prendre en compte un total de 18 pièces.

En 1987, l’ouverture au public de l’ensemble des salles ainsi restituées a été accompagnée d’un support audio-visuel sous forme d’une bande enregistrée et d’images projetées intégrées au décor, créant une mise en scène sonore, avec des éléments musicaux et des extraits de la correspondance de M me  de Sévigné, tout cela pour rendre vivant ce lieu par une forte présence culturelle.

 
 

L’ancrage du site dans l’activité culturelle actuelle s’est fait dans trois directions : création d’un studio d’enregistrement et de création musicale qui a immédiatement connu le succès, lancement de saisons de concerts et la production des Fêtes nocturnes, initiées en 1987, qui sont devenues une synthèse entre l’accueil du public, la mise en valeur du château et la vie de création qui s’était installée à Grignan.