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Quiot, marin d'Alixan

Par Jean-Paul Ravel

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°80 de décembre 2019 pp. 14 à 17

Résumé d'après l'article

 
 

Portrait de Casimir Maximilien Quiot
 

 

Le village circulaire d’Alixan, situé à l’est de Valence, était jadis protégé par des remparts.
À l’emplacement des fossés, aux pieds des remparts, se trouve le boulevard matérialisé par une plaque de rue « Boulevard Quiot ».
Les plus connus sont les Quiot de la Révolution et de l’Empire. Jérôme Joachim, né en 1775 et Casimir Maximilien, né en 1781 vont effectuer des carrières militaires brillantes.
Casimir Maximilien s’engage dans la Marine. Il est moins connu que son frère du fait de sa vie courte (36 ans) mais bien fournie.
Le 19 février 1798, à l’âge de 17 ans, il rejoint la marine à Toulon. Sa première grande expédition est celle d’Égypte avec le général Bonaparte.
Il est présent à la bataille d’Aboukir le 1er août 1798.

 
 

 

De retour en France après le siège de Corfou, le 10 mars 1799, il est nommé aspirant de 1re classe, et enchaîne alors une succession de missions à bord de vaisseaux de guerre avec des responsabilités toujours plus importantes.
De par ses états de service, l’enseigne de vaisseau Quiot reçoit, le 5 février 1804, à 23 ans, la Légion d’Honneur avec le grade de Chevalier.
Le 20 octobre 1805, lors de la bataille navale de Trafalgar son navire est incendié et coule. Le capitaine Denieport est tué ainsi que  480  hommes.
Les 158 survivants – dont il fait partie – sont secourus mais faits prisonniers par les Anglais.
Casimir Maximilien revient en France à une date non précisée, entre fin 1807 et début 1808 et reprend du service actif.

 
 
         
 

Plaque de rue à Alixan
  Le 22 décembre 1812 à La Seyne, dans le Var, Casimir Maximilien  Quiot épouse Aglaé  Joséphine Thérèse Désirée Rimbaud (née en 1792).

Après son mariage, il reste 8 mois environ à terre avant d’être affecté sur le navire de guerre L’Impérial.
Il reprend la mer le 1er septembre 1813.

 
 

Le 6 juin 1816, il est affecté à la frégate royale La Néréide qui a reçu pour mission de se rendre à La Martinique.
Ce sera son dernier voyage... Une partie de l’équipage, environ une dizaine de marins, dont Quiot, contracte la fièvre jaune.
Il décède le 8 août 1817 sur son bateau.
Triste fin de carrière pour notre marin d’Alixan qui, après avoir participé et survécu aux deux  plus grandes batailles maritimes de l’époque, succombe à une fièvre qui cause d’immenses pertes dans les armées.