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Pierre Gisling, passeur d'art et de beauté

Par Jean-Claude Gautier

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°74 de juin 2018 pp. 18 à 22

Résumé d'après l'article

 
 

Portrait de Pierre Gisling
 

 

Cet article est le fruit de divers témoignages autour d’un pédagogue (mais le mot est trop faible !) qui est passé par la Drôme du côté de Poët-Laval et Dieulefit de 1969 à 1978.

Né à Moudon (canton de Vaud) en 1937, fils d’industriel, Pierre Gisling avait étudié les arts plastiques et la pédagogie aux Beaux-arts de Lausanne avant de parfaire sa formation  pédagogique à Paris.
Appelé par la télévision suisse romande à diriger son service Art et Éducation, en 1970, il y réalisa, entre autres, de mémorables portraits de grands artistes contemporains, de Max Bill à Jean Dubuffet en passant par Balthus et Manessier…

Pour entrer dans le vif du sujet, voici plusieurs témoignages de participants aux camps d’expression comme élèves ou animateurs.

 
 

 

 

 

 

Jean-François Sonnay (alors enfant participant aux camps de dessin) a livré en janvier 2017 ses souvenirs.

Des camps de dessin, Pierre Gisling en a organisé beaucoup et tous n’ont pas eu pour cadre Le Poët-Laval, Dieulefit, le Jabron, Comps ou Grignan, mais c’est à lui que je dois la connaissance de cette région et mon goût des sentiers de création.
On s’embarquait à l’aube, au chant des merles et des rouges-queues.
Pierre Gisling disait que dessiner, c’est d’abord regarder, aimer et écouter.
Il insistait sur le silence, qui nous rapproche de ce qui nous  entoure et que nous ne voyons pas, ce silence où repose le murmure du monde, des vivants comme des pierres, de l’eau comme du temps.
L’exploration, la création artistique exigeaient,  c’est sûr, de l’organisation, des heures et un peu de discipline.
Les participants étaient tous volontaires et dispos.

 

Pierre Gisling donnant un cours de dessin à des enfants
 
 
  Les camps se font connaître… Louis Barby.

De nos discussions jaillit l’idée de faire bénéficier un public bien plus large de cette expérience, d’où la proposition de faire une série d’émissions, destinées à la TV.
Je ne me  souviens pas quand ni comment Pierre a découvert cette Drôme provençale, je sais, par contre qu’il s’y sentait comme chez lui, dans ce pays qu’il appelait volontiers le « Midi moins le quart ».
C’est le sud, pas la côte envahie par les touristes, mais le sud authentique, le pays réel.

Ces émissions ont donné lieu à l’édition de trois livres qui portent le même nom :
L’Œil apprivoisé. Dessin, peinture, sculpture, poème, photographie, collage, impression, parure.
L’Imagination  au  galop.
Un  regard s’arrête.

 
 

Un témoignage d’un artisan d’art, celui de Claude Morin, maître verrier.

Trois de nos enfants ont eu la chance d’être invités à participer à un camp de dessin ou d’activité.
ils sont venus voir souffler le verre, “Faut-il souffler fort ? ” fut leur demande, ce qui me permit de les faire souffler dans la canne que je continuais à faire tourner sur elle-même pour maintenir le verre dans le bon alignement.
Kim me demanda alors s’il était possible de faire un vitrail, composé de dalles de verre de 2,5 cm d’épaisseur et de formes diverses. Le vitrail, large de 1 m 20 et haut de1m90, fut réalisé en Suisse. Il est maintenant à Dieulefit, au bout de notre terrasse, face à la place de la gare.