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Le musée du protestantisme dauphinois

Par Paul Castelnau et Jean Dumas

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°65 de mars 2016 pp. 6 à 7

Résumé d'après l'article

 
 

Le musée du protestantisma, au Poët-Laval
 

 

 

Paul Castelnau et Jean Dumas, sont tous deux pasteurs.
Ils ont participé et suivi le développement du Musée du Protestantisme Dauphinois jusqu’à la mise en route du Sentier de randonnée Sur les pas des Huguenots.
Depuis  1960,  le  Musée  du  Protestantisme  Dauphinois  occupe  avec bonheur le temple situé dans le vieux village du Poët-Laval.

Pourquoi dans ce temple ? Parce qu’il est l’un des rares temples protestants ayant échappé à leurs destructions par l’ordonnance de la Révocation de l’édit de Nantes décrétée par le roi Louis XIV (en 1685).
Lorsque les dragons du roi arrivent dans le Village pour détruire le temple, ils s’entendirent répondre « Le temple ? Mais il n’y a pas de temple dans le Village, ici c’est la Maison Commune ! ».

 
  Pendant la période dite « du désert », les protestants se réunissent dans les bois pour éviter les persécutions.
Dès la liberté religieuse revenue, le temple est à nouveau utilisé.
Mais, dans le courant du XIXe siècle, Le Poët-Laval se vide de ses habitants au profit du nouveau village de Gougne.
Dès lors, les maisons du vieux village ne sont plus entretenues et les vieilles pierres sont utilisées pour bâtir ailleurs.
En 1926, le pasteur Emile Brès et son gendre, Cyril Morley, se passionnent pour sauver le vieux village de la ruine, et fondent l’Association des amis du Vieux Poët-Laval. L’idée germe de restaurer le temple et un Maire entreprenant, Yvon Morin, reconstruit les ruines.

Du côté protestant, trois pasteurs décident de créer un Musée du Protestantisme Dauphinois dans ce temple ; des dons importants sont récoltés en Suisse en vue d’inaugurer le futur musée pour l’été suivant, en 1960, et dont l’inauguration se fait dès juillet 1961.
 

Salle du culte
 
 

La muséographie de l’ensemble suit le déroulement de l’histoire protestante du Dauphiné telle que l’a établie le professeur Pierre Bolle, aujourd’hui décédé.

Le modeste petit Musée des années 1960 a pris son envol. Une nouvelle étape est lancée. 
Puisse-t-elle attirer les curieux du protestantisme, de son histoire française souvent méconnue, curieux de son passé qui le rend sensible aux horreurs des violences religieuses d’aujourd’hui, en solidarité avec tous les migrants de notre temps.