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Les Monier de la Sizeranne

Différents auteurs

Éd. AUED, Études Drômoises, revue trimestrielle, 3 articles regroupés ici. 
 

Sur le thème de la famille Monier de la Sizeranne, plusieurs articles de différents numéros sont regroupés ici .
Pour chacun, vous trouverez les références qui vous permettront de retrouver l'article en question
dans la collection d
'Études Drômoises.

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Max Monier de la Sizeranne, paysagiste drômois du XIXe siècle  
Par R. Bruel

La Mairie de Tain l'Hermitage (Drôme) expose en permanence une soixantaine de tableaux de ce peintre qui semble ignoré du grand public. Sont à signaler diverses expositions nationales (14 grands salons parisiens de 1857 à 1878 répertoriés au Musée d'Orsay) et régionales (Valence 1995, Conseil Général ; Grenoble 1994, Association pour la création d'un Musée Dauphinois).

 

 

<---  Rochers au cap Martin

 

 

Paysagiste du XIXe siècle, pour lui le paysage s'impose, peignant essentiellement sur motif, selon "l'ordre et la grâce de la nature" (Corot), voyageant durant quinze années dans le midi de la France, en Italie et en Suisse. Son oeuvre reste conforme au mouvement réaliste de la seconde moitié du XIXe siècle qui présente diverses écoles où il est difficile de la situer (École Provençale, Peintres de Barbizon, influences de Courbet et de Corot). Indépendant et éclectique, il peint en toute liberté d'esprit, rompant parfois avec certaines conventions. Soucieux du dessin et de la composition, il obéit strictement aux règles de perspectives imposées par l'Académie. Il sait cependant transfigurer les motifs austères et ingrats pour leur donner un aspect réaliste (Ex : ci-contre : Rochers au Cap Martin), exprimant avec talent "la présence obsédante de l'objet" comme le fera bientôt Van Gogh avec génie.

Menton, pont et aqueduc--->

Les "lavandières"

Grand maître de la couleur, ses toiles sont remarquées lors des salons parisiens, notamment en mai 1876 où ses grandes qualités de coloriste, son travail minutieux, son lyrisme le situent dans la tradition du paysage classique. Cependant, après 1878, n'exposant plus au Salon, prenant du recul vis-à-vis de l'Académie, l' œuvre annonce l'impressionisme. L'artiste rend la sensation du moment, la vibration de la lumière, la respiration du paysage (ex. ci-contre :"Menton, pont et aqueduc")
L'intérêt documentaire et iconographique de l' oeuvre est encore à signaler. Celle-ci apporte le témoignage authentique d'une époque, d'une société rurale, d'une architecture et de paysages aujourd'hui disparus, lui donnant une teinte émotionnelle. Les personnages vivants et pittoresques sont présentés sous une apparence heureuse et sentimentale, voilant discrètement leur paupérisme avec l'esprit d'un homme assez libre sur le plan politique.
En conclusion, cette étude essaie d'éclaircir le mystère qui entoure ce peintre drômois, et de souligner sa grande valeur en le situant dans la mouvance du XIXe siècle, comme précurseur de l'impressionisme.

 

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Max Monier de la Sizeranne    Hors série d'art  N° 4


Après Les peintres de Mirmande, Savin, Marines de P. Palué, nous publions un Max Monier de la Sizeranne.

Natif de Tain l'Hermitage, appartenant à une famille de notables et d'élus, Max Monier de la Sizeranne a peint, non pour vendre, mais pour se faire plaisir. Et ses peintures pré-impressionnistes, méconnues, sont de grande qualité. Exposées dans les couloirs et dans les bureaux de la Mairie de Tain, mal éclairées, mal présentées, jaunies par le temps, elles devraient, après restauration, rejoindre prochainement le musée Max Monier de la Sizeranne qui ouvrira à Tain.

Dans la même présentation que Les peintres de Mirmande et le Savin (format 21 / 29),
ce livre de 36 pages comportera 23 reproductions en couleurs, sous jaquette couleurs.

La biographie est de Roger Bruel, les textes de Pierre Palué, Alain Balsan, Jacques Delatour, Anne Pierjean ; la postface de Gilbert Bouchet, maire de Tain ; la conception générale de l'ouvrage et la maquette de Pierre Palué.

Cet ouvrage est réalisé en collaboration avec la ville de Tain l'Hermitage et le Conseil général de la Drôme.

Sa parution est prévue pour le 1er décembre 2002.
Jusqu'au 1er janvier 2003, nous vous le proposons au même prix de souscription que les ouvrages précédents soit 15 €.

 

 

 

Deux tableaux de Max Monier de la Sizeranne.

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Paul-Henri Monier de la Sizeranne, notable local influent 
Par M. Bonnefoy

 

La famille Monier de la Sizeranne, originaire du Poitou, s’est fixée à Tain au XVIIIme siècle et elle était apparentée à plusieurs familles (voir l’arbre généalogique figurant dans la revue).

 

Paul-Henri Monier de la Sizeranne était un notable local influent et un riche propriétaire foncier : il joua un rôle important dans la construction du pont lancé sur le Rhône par Marc Seguin (1825) et dans la défense de la viticulture. Son activité politique fut importante jusqu’en 1870 (maire, conseiller général, député, sénateur).
Paul-Henri Monier de la Sizeranne était naturellement porté vers la littérature : il rencontra de nombreux auteurs (en particulier Chateaubriand et Lamartine) ; il fut lui-même homme de lettres (en particulier un ouvrage sur la reine Marie-Antoinette).
L’article contient 5 illustrations et une bibliographie.

 

 

 

 

<--- Portrait gravé sur cuivre de Paul Henri Monier de la Sizeranne

 

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