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Fédor Lowenstein

Par Jacques Delatour

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°65 de mars 2016 pp. 28 à 34

Résumé d'après l'article

 
 

Löwenstein, sa mère et Marcelle Rivier
 

 

 

 

 

Né en Allemagne, à Munich en 1901, de parents tchèques juifs tchécoslovaques, il étudie à l’École des Arts déco de Berlin puis à l’Académie des Beaux-Arts de Dresde sous la  direction d’Oscar Kokoschka.
Devant la montée du nazisme, Löwenstein, sa mère et sa sœur  s’exilent en France.
À Paris, il est attiré par le mouvement artistique de Montparnasse.

En 1940, Lhote et Marcelle Rivier, qui est inscrite à son Académie de la rue d’Odessa à Paris,  lui conseillent pour éviter les lois d’exclusion menaçant les Juifs de s’installer à Mirmande, village qui a, en 1926, séduit Lhote.
Désormais, Löwenstein fait la navette entre Nice où sa mère et sa sœur sont installées rue Rossini et Mirmande où il vit une passion amoureuse avec Marcelle Rivier.

En décembre 1940, Löwenstein expédie vingt cinq toiles à Bordeaux à destination de New-York. Sur ordre du SS Rosenberg, chargé par le régime nazi de la confiscation des œuvres d’art « dégénérées », elles sont saisies avec d’autres et stockées.

 

 
 

 

 

Les SS font leur choix et détruisent ce qu’ils ne veulent pas garder. Trois toiles de Löwenstein échappent à la destruction et sont barrées d’une grande croix rouge, les destinant au  rebut.
Ce n’est qu’en  2010 qu’un rapprochement est fait entre ces trois toiles du musée national d’art moderne et leur saisie au port de Bordeaux en 1940.
En 1943, le danger se précise : Charles Caillet, ex-maire de Mirmande et Pierre de Saint Prix réussissent à cacher Löwenstein à l’abbaye d’Aiguebelle où il n’est pas vraiment heureux.

Malade, il se décide, malgré le danger, à aller consulter à Paris le renommé Professeur Paul  Chevallier.

Réconcilié avec Marcelle Rivier avec laquelle il s’était un temps brouillé en 1943, sans  jamais cesser de correspondre amicalement avec elle, il meurt le 4 août 1946.

L’article se penche sur la correspondance entre Löwenstein et Marc
elle Rivier, entre 1940 et 1945 : 55 lettres d’une longue correspondance intime (qui nous donne l’impression à la déchiffrer d’être un peu voyeur) entre deux peintres, amis, puis amants, puis brouillés, puis, de nouveau amis jusqu’à la mort de Löwenstein.

 

Portrait de Löwenstein, par Marcelle Rivier