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Les juifs dans la région romanaise

Par Jean Sauvageon

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°68 de décembre 2016 pp. 30 à 33

Résumé d'après l'article

 
 

Le château de Sallmard à Peyrins
 

 

 

 

 

 

Drôme a accueilli de nombreux réfugiés du nord de la France, de Lorraine et d’Alsace.
Parmi eux, on compte un nombre assez important de Juifs.

Peut-être faut-il rappeler que la France est le seul pays occupé par les Allemands à avoir adopté sa propre politique antisémite.
Le premier Statut des Juifs date du 3 octobre 1940 et le deuxième du 2 juin 1941.

 
 

 

Certains Juifs sont venus aussi entre novembre 1942 et septembre 1943 quand la Drôme était sous administration italienne, les Italiens n’appliquant pas les mesures antisémites du gouvernement de Vichy.
263 Juifs ont été pris dans la Drôme et déportés, en quasi-totalité à Auschwitz-Birkenau.
17 seulement en sont revenus dont 12 qui avaient été transférés dans un autre camp.

Face à cette chasse aux Juifs se met en place tout un réseau d’aide (OSE, Amitié chrétienne, etc.) qui permet de cacher et de soustraire à la police nombre de personnes juives et en particulier des enfants.

La Drôme compte officiellement 93 « justes ».
 

Germaine Chesneau
 
 

Les enfants fêtent la Libération
 

Le titre de « Juste parmi les nations » est attribué, après au moins deux témoignages des enfants accueillis, à toute personne non juive qui a sauvé au moins un Juif pendant la guerre 1939-1945. Mais cette liste est très incomplète, et le nombre de Justes de la région est donc beaucoup plus élevé que les 32 de la liste.
Deux Justes de la région sont particulièrement remarquables : il s’agit de Marie-Magdeleine Giraudier et de Germaine Chesneau.
Leur action est longuement développée dans l’article, donnant une juste idée de leur implication et des risques qu’elles ont encourus.
Pour chacune d’elles, des plaques commémoratives ont été apposées, rappelant leur combat.