Vous êtes ici : ---> Accueil ---> Contenu de la revue ---> Résumés d'articles --->Les aventures minières de Joseph Geoffroy dans les Baronnies 
   
 

Les aventures minières de Joseph Geoffroy dans les Baronnies

Par Richard Maillot

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°80 de décembre 2019 pp. 27 à 31

Résumé d'après l'article

 
 

Une des machines de la mine
 

 

 

Joseph Geoffroy, (1864-1925), industriel, maire et conseiller général de Malaucène, passionné de géologie fait partie de ceux qui pensent que le sous-sol baronniard recèle toujours des trésors métalliques.

Dès février 1899, il se lance.
Un permis de fouilles est récupéré, une société est créée et le travail commence. Galène, gypse, blende, calamine sont extraits, analysés.
Mais le 26 août 1899, le verdict tombe, l’exploitation cesse. Cinq mois de recherches intensives n’ont pas  donné de résultats appréciables.
Mais pour Joseph Geoffroy, ce n’est pas un échec.

Après un intérêt passager pour les eaux minérales de Malaucène, c’est la création de la société Condorcet. Les conditions matérielles semblent propices : présence de routes, de rivière, de voie ferrée.
Les actionnaires sont au nombre de soixante-huit. On reconnaît  là, la  petite et moyenne bourgeoisie, de l’instituteur à l’agent voyer, au banquier…

 
  Les travaux, de 1903 à 1905, ont donné des résultats plutôt satisfaisants, quoique assombris  par quelques points noirs…
En fait, la nature géologique de la région est très complexe, des failles recoupent fréquemment des filons peu épais qui ont en général quelques
dizaines de centimètres d’épaisseur, et qui se poursuivent au mieux sur quelques dizaines de mètres.

En presque 15 mois, 12 000 journées de travail ont été payées, l’entreprise emploie une trentaine de personnes.
1905 affiche un optimisme mesuré pour de nouveaux objectifs : toute la production sera vendue à l’affaire belge du Prayon à Liège pour les années 1906, 1907 et 1908.
 

La mine, autrefois...
 
 

Les terrils de Condorcet
  Mais la période 1907-1912 voit la fin des espoirs.
L’eau envahit les galeries et la pompe ne suffit pas à l’évacuer.
Les installations sous dimensionnées tournent à plein régime et sont surmenées.

À partir du printemps 1907, l’histoire de la société se résume aux multiples  mais vaines tentatives que font ses dirigeants pour trouver de nouveaux capitaux afin d'améliorer le matériel.

Le conseil d’administration sera encore réuni début 1912. Aucune solution ne sera trouvée.

Ainsi finit tristement la société des mines de Condorcet.