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Une entreprise familiale, l'huilerie Richard

Par Alain Morel

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°73 de mars 2018 pp. 31 à 35

Résumé d'après l'article

 
 

Le bas relief du musée d'Arles
  Parmi les entreprises de la Drôme dont on peut dire qu’elles font partie du patrimoine, l’huilerie Richard, dont l’origine remonte au XIXe siècle, est restée jusqu’à nos jours aux mains de la même famille. Des chiffres : quatre moulins, neuf boutiques, dix-huit colporteurs, qui parcourent tout le Sud-Est de la France, 48 salariés et 50 000 clients.
L’huilerie Richard a le souci de promouvoir les productions drômoises.
L’huile Richard est  connue ; elle est signalée dans plusieurs guides touristiques, le « Petit Futé » depuis 2013, « Lonely Planet » depuis 2017 et divers guides internationaux dont un guide américain.
 
  Aujourd’hui Patrick Richard, l’actuel chef d’entreprise, tient à conserver le caractère familial et patrimonial de  l’huilerie.
Liée à l’annexion de la Gaule par Rome, la culture de l’olivier prospère, comme celle de la  vigne, depuis le premier siècle de notre ère.
La limite climatique de l’olivier symbolise l’extension de l’aire méditerranéenne. L’olivier ne supporte pas des températures inférieures à – 12° ni une trop grande humidité. Rustique, il se  contente de sols pauvres. Il aime les climats secs et lumineux.
C’est en vieillissant que  l’olivier se déforme, se tourmente, se crevasse donnant au paysage son aspect particulier que  de nombreux peintres, comme Van Gogh, ont su immortaliser.
Aujourd’hui l’extraction de l’huile d’olive s’est modernisée.
Les huiles d’olive sont produites par extraction.
Lors de l’étape de malaxage, une température inférieure à 27° C doit être respectée. Cette procédure est un gage de qualité et la garantie d’une huile extraite à froid.

 

Oliviers avec ciel jaune et soleil - 1889
 
 

3 générations Richard : Jean (un cousin), Joseph le père, Patrick le fils, Augustin le petit fils
  C’est en 1885 à Mollans-sur-Ouvèze (26), sur le piémont Nord du Mont Ventoux que l’huilerie Richard voit le jour avec Henry Richard, fils d’agriculteurs depuis huit générations, qui décide à 22 ans, de se lancer dans la production d’huile d’olive et de savon dans son petit moulin artisanal.
En 1922 peu après la fin de la Première Guerre mondiale, le fils d’Henry, Marcel,  établit son moulin à Nyons.
C’est lui qui va gérer l’entreprise  familiale jusqu’en 1957,  surmontant de nombreuses difficultés, en particulier le terrible gel de 1956.
En 1959 Joseph,  avec son épouse Mireille s’installent à Aouste-sur-Sye, à quelques kilomètres de Crest, créant  leur propre entreprise.
La troisième génération est en marche !
1997 ! C’est la 4e génération qui intègre l’affaire familiale. Patrick Richard, fils de Joseph et  Mireille, enrichi d’autres expériences professionnelles, succède à ses parents.
 
 

Au cours de l’année 2000, il redémarre la production d’huile d’olive de Nyons A.O.P. au  moulin  familial  de Nyons et perpétue la tradition du colportage, sillonnant les routes de la région.
Mais fin juillet 2006, un incendie ravage la maison mère à Aouste-sur-Sye : moulin, entrepôt,  magasin, bureaux sont détruits. Patrick, soutenu par l’ensemble de son personnel, se mobilise pour reconstruire la société.
En octobre 2006, de  nouveaux locaux sont investis à Montoison.
2015 : La 5e génération intègre l’entreprise familiale avec l’arrivée d’Augustin, fils de Patrick.
En 2017, cette entreprise de 132 ans continue sa croissance tout en conservant sa spécificité, la  vente directe aux particuliers, grâce à ses colporteurs, et la gestion familiale s’élargit avec l’arrivée de Louis, frère d’Augustin.