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Gustave Coureau, homme de devoir

par Michel Chaudy

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°67 d' octobre 2016 pp. 24 à 28

Résumé d'après l'article

 
 

Gustave Coureau
 

 

 

En 1940, Romans et ses environs accueillent de nombreux réfugiés fuyant l’avancée rapide de l’armée allemande. C’est dans cette situation que la famille de Gustave Coureau retrouve Romans, sa ville natale et comme tant d’autres, il participe à la mise en place de la Résistance.

Gustave François Charles Coureau est né le 2 septembre 1913 à Romans. Son père le prépare au métier de chef d’entreprise. Il n’a pas encore 18 ans qu’il est envoyé en stage à Butzbach (Allemagne) dans l’usine de chaussures Salamander.
Le 1er avril 1924, Pierre Coureau, père de Gustave, qui est à cette date représentant de commerce, lance sa société avec la marque « Chaussures  ASTRA » qui aura une fin tragique suite à l’incendie de tous les ateliers le 22 mai 1932.
Gustave, qui vient de se marier,  fait une croix sur son avenir dans la chaussure et la poursuite de l’entreprise de son père. Il lui faut assumer la sécurité financière de sa famille.

 
 

 

La guerre éclate, c’est la débâcle, la fuite en voiture d’abord au Puy puis finalement à Romans où la famille Coureau loue un deux pièces et Gustave se lance dans la recherche d’un emploi.

Le seul travail qui lui est proposé, c’est d’être formateur auprès des jeunes aux Compagnons  de France.

Quelques jours après son installation, Coureau rencontre Guillaume de Tournemire, responsable national du mouvement, qui l’invite à prendre contact, « à titre personnel », avec le lieutenant Arnaud, responsable de l’Organisation de la Résistance dans l’Armée à Valence.
 

La maison natale de Gustave, 2 avenue Thiers
 
 

Carte d'identité de Gustave Colin (Coureau)
 

Il a l’occasion, en prenant de gros risques, de tenter de faciliter l’évasion d’un ami de collège, le capitaine Bruno Larat, arrêté à Caluire en même temps que Jean Moulin, enfermé à Montluc puis finalement déporté à Buchenwald où il meurt le 5 avril 1945.

Paris libéré (depuis mars 1944, Gustave se cache à Paris avec sa famille), il prend la  responsabilité du Service Social de la Communauté de travail Marcel Barbu jusqu’au retour  du chef de communauté de Buchenwald.

En 1952 il crée, avec d’autres, le « Centre de Formation et de Perfectionnement des cadres et de la maîtrise », il y assure les fonctions de relation avec les entreprises.
En 1965, Gaston est dans sa 52e année, il crée « Hommes et Entreprises » où il assume les fonctions de conseils et de relations humaines. Il prend sa retraite à 72 ans.

Gustave décède le 21 juillet 1994, dans sa 80e année, à Romans, la ville qui l’a vu naître.