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Une famille drômoise en Égypte

Par Sylvie Weens

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°79 de septembre 2019 pp. 14 à 19

Résumé d'après l'article

 
 

  La correspondance familiale d’Albert Ferdinand Pagnon, conservée aux archives communales de Romans-sur-Isère, nous plonge au cœur de l’Égypte de la seconde moitié du XIXe siècle, une terre qui attire alors de nombreux Européens en quête de reconversion, d’aventures, et de fortune.

Divers aléas du sort font que Claude Pagnon et sa femme partent tenter leur chance en Égypte en 1955.
En 1861, les Pagnon se voient confier la direction d’un hôtel à Port Saïd pour le compte de la Compagnie Universelle du Canal Maritime de Suez.
Lorsque Claude Pagnon décède subitement en 1868, Ferdinand quitte son emploi à la banque de Savoie à Romans et rejoint sa mère, son frère et sa sœur Aurélie à Port Saïd.
 
 

 

Il devient le partenaire de Frédéric qui travaille pour le compte de la maison Rivoire Frères, célèbre distillerie implantée à Marseille.
Deux ans plus tard, la famille quitte Port Saïd pour s’installer à Ismaïlia. Mais en 1872, Frédéric décède de la tuberculose.
Ferdinand, qui se retrouve chef de famille, devient responsable de l’hôtel Victoria à Venise en 1873.
Mais nouvelle opportunité de retour en Égypte pour y prendre la responsabilité de diriger au Caire le bureau de l’agence Cook, ainsi que la gestion de ses bateaux qui  descendent et remontent le Nil chaque quinzaine.
Ayant gagné la confiance de son patron, il propose la construction d’un hôtel à Louqsor, lequel connaît un succès immédiat.
En octobre 1885, Ferdinand achète un vieux corps de ferme à Romans, dans le quartier des  Chapeliers, pour sa mère, qui souhaite finir ses jours dans son pays natal.
Toute la famille s’y retrouve chaque été.

 

Affiche publicitaire pour l'hôtel Pagnon à Port-Saïd
 
 

L'hôtel Cataract à Assouan
 

Mais en 1889, la mère Marie décède d’un coma diabétique. Ferdinand se marie en 1991.
Il ouvre un second hôtel, le Karnak et la même année rachète ces deux établissements puis en 1900 inaugure un troisième établissement The Cataract Hôtel qui offre une vue imprenable sur le Nil.

Un dernier projet, le Winter Palace, inauguré en janvier 1907, gigantesque bâtiment de 200 chambres qualifié d’« énorme caserne à touristes » épuise définitivement Ferdinand qui décède des suites d’une pneumonie le 19 mars 1909 à Assouan.