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Les expéditions de Paul Voulet

Par Robert Serre

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°79 de septembre 2019 pp. 20 à 22

Résumé d'après l'article

 
 

Paul Gustave Lucien Voulet
 

 

La fin du XIXe siècle est la grande époque de l’expansion coloniale française en Afrique.
En 1898, la France lance trois expéditions en direction du Tchad : la mission Voulet-Chanoine depuis Dakar et le fleuve Niger, la mission Foureau-Lamy depuis Alger et le Sahara central et la mission d’Émile Gentil depuis le Moyen Congo.

Paul Gustave Lucien Voulet est né le 10 août 1866 à Paris.
Paul Édouard Armand Désiré Voulet, né à Saillans (Drôme) le 7 juin 1842, étudiant en médecine de 24 ans, reconnaît cet enfant qui n’est pas le sien.

 
 

 

Paul Gustave grandit, ne va pas très longtemps à l’école et s’engage dans l’armée en 1885 comme soldat au 4e RIMA.
Envoyé à l’École militaire de l’infanterie dont il sort 9e sur 451 élèves, il prend du galon : sergent, puis sous-lieutenant en 1890, lieutenant en 1892, capitaine  le 26 novembre 1897.
Il a 27 ans lorsqu’il est envoyé en Afrique noire. Voulet est chargé, à  partir du Sénégal, d’explorer et de conquérir le royaume Mossi, mission qu’il réussit fort bien avec son adjoint Julien Chanoine.
Cette réussite lui vaudra en 1898 d’être désigné par le ministre des Colonies pour diriger la Mission d’Afrique Centrale, toujours avec Chanoine, devenu capitaine, et pousser l’extension des possessions françaises jusqu’au lac Tchad et au fleuve Niger, afin d’occuper le cœur de l’Afrique.

 

Itinéraire de la mission Voulet-Chanoine
 
 

Mutinerie des tirailleurs, 16 juillet 1899
 

La conquête coloniale est une expédition guerrière, terriblement meurtrière  d’autant plus qu’on joue à la course poursuite avec les Anglais. Tous les moyens sont bons, on va donc employer la terreur. C’est une véritable colonne infernale qui sème l’horreur.

Suite à une dénonciation, le gouvernement, par crainte des réactions de l’opinion plus que par compassion, décide d’arrêter la colonne et de faire emprisonner les deux officiers.

Poursuivi par le colonel Klobb, Voulet résiste, provoque la mort du colonel et s’enfuit, mais il est abattu par ses propres tirailleurs.
À Paris, où on sortait de l’affaire Dreyfus, la nouvelle de la mort de Klobb parvient le 20 août, on charge une commission d’enquêter, mais l’affaire est vite étouffée malgré quelques efforts de la presse. Le scandale tombe aux oubliettes.
Et Voulet aussi.