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Au cœur de l'orage

Par Alain Coustaury

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°78 de juin 2019 pp. 16 à 20

Résumé d'après l'article

 
 

L'affiche de Au cœur de l'orage
 

 

 

 

Ce film, sorti en 1948, a été présenté par plusieurs affiches dont trois sont analysées finement.
Malgré cette publicité faite à sa sortie, il n’a pas rencontré de succès.

Ces descriptions de l’affiche sont une interprétation qui peut varier selon les observateurs.
Mais quand on connaît l’histoire du film, elle en traduit bien les péripéties.
Au cœur de l’orage a été distribué par L’Alliance générale de distribution cinématographique (AGDC) et la Coopérative générale du cinéma français (CGCF).
L’Alliance remplaçait la firme Pathé qui s’était désengagée du film, ce dernier étant devenu un brûlot politique dans l’ambiance de Guerre froide des années 1947-1948.
L’aventure de la réalisation du film montrera que, partant de la volonté de raconter l’histoire du drame du Vercors, les auteurs glisseront petit à petit vers une œuvre beaucoup plus dédiée à une vision générale de la Résistance voire de la Seconde Guerre mondiale.

L’histoire de ce film est très complexe car aux difficultés techniques de son tournage, s’ajoutent les polémiques qu’il a soulevées quant aux choix politiques imposés à son réalisateur.
Commencé en 1944, le film n’est sur les écrans qu’en1948 car toute une série d’obstacles a retardé sa sortie.

 
 

En avril 1944, les instances de la Résistance, à Paris, décident de dépêcher un cinéaste pour réaliser un film sur le Maquis du Vercors. Visionnant  les  bobines récupérées, que leur auteur Félix Forestier avait dû enterrer,  Jean-Paul Le Chanois constate que très peu sont utilisables, de qualité médiocre et d’un intérêt réduit.
Après diverses péripéties, le CLCF (Comité de libération du cinéma Français) confie le projet d’un court métrage sur le Vercors à Jean-Paul Le Chanois qui réalise un premier scénario, sous le contrôle vigilant de la  Commission militaire nationale du CLCF et des anciens maquisards du Vercors.
Mais lorsqu’en avril 1945 Jean-Paul Le Chanois monte dans le Vercors, il prend conscience de la situation réelle : « Dès mon arrivée là-bas, j’avais pu me rendre compte des différents  antagonismes qui existaient entre civils et militaires et entre militaires eux-mêmes…

Après d’innombrables péripéties, le film sort enfin mais très vite subit des échecs, dont sa non-sélection au festival de Cannes en 1947.
En réalité, dans l’atmosphère de Guerre froide de l’époque, le film peut heurter un public par sa sensibilité communiste et prosoviétique.

 

Une autre affiche