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  Le château de Châtillon-Saint-Jean
Collectif d'auteurs
Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°71 d' octobre 2017 pp. 19 à 21

Résumé d'après l'article

 
 

Le château
 

 

 

La construction de cette Maison Forte dauphinoise, inscrite à l’inventaire des Monuments historiques, semble remonter aux alentours de 1470, comme l’indiquent certains vestiges gothiques.
Elle avait, pour vocation première, la défense des lieux et s’est transformée en demeure de plaisance sous l’influence de la Renaissance, du changement des mœurs, de l’évolution de la pensée et l’adoption d’un nouvel art de vivre, venu d’Italie.
Le cas est assez fréquent dans la première moitié du XVIe.

L’actuel village de Châtillon-Saint-Jean était alors formé de deux communes bien distinctes : Châtillon, dans les premières collines au nord-ouest et Saint-Jean d’Octavéon, partie visible autour de l’église.
Le maître des lieux était donc seigneur de Saint-Jean d’Octavéon.

 
 

La demeure a été bâtie à même le rocher, sans fondations ni cave. À la fin du siècle dernier, il  a fallu créer un vide sanitaire pour assainir les sols du rez-de-chaussée, les lames du parquet  se soulevaient sous l’effet de l’humidité.
À l’origine, le bâtiment comportait un troisième  étage, démoli pour raisons financières.
Il faut attendre la Révolution pour apprendre, dans le récit de soulèvements, que les villageois soutinrent et défendirent leur seigneur, marquis de Bourchenu, qu’ils protégèrent des sévices de cette période agitée.
À l’intérieur du château, les poutres et solives d’origine de l’ancienne salle des gardes de la  Maison Forte, aujourd’hui, salle à manger, sont classées, ainsi que la cheminée antérieure à la Renaissance, et le plafond de la grande pièce du1erétage, elle-même transformée en chambres. Le 30 septembre 1806, monsieur François Clément l’acquiert. Ruiné, criblé de dettes, il entame sa démolition, vend les tuiles et les pierres d’une tour. C’est son frère Antoine qui rachète cette demeure et en arrête ainsi la destruction.
Actuellement, c’est Jeannette Vautherin, épouse du peintre Éric Vautherin récemment disparu, qui occupe le château.

 

Croquis du château, par Éric Vautherin