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Traces de la campagne d'Égypte

Par Jean-Paul Ravel

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°79 de septembre 2019 pp. 10 à 13

Résumé d'après l'article

 
 

Frontispice de La description de l'Égypte
 

 

 

 

La médiathèque de Valence possède la Description de l’Égypte, première édition de 1809, monumental ouvrage de 23 volumes, 10 pour les textes et 13 pour les illustrations.

Sur proposition de Bonaparte, une campagne militaire est lancée par le Directoire en avril 1798. Elle s’accompagne d’une expédition scientifique  que le jeune général, qui a tout  pouvoir, ambitionne d’inscrire dans la lignée des voyages d’exploration alors en vogue.

Les trois années passées en Égypte vont permettre un recueil impressionnant de descriptions,  de notes, de plans, de dessins et croquis très précis, mais aussi une immense récolte d’herbiers, de papyrus, de minéraux, d’animaux naturalisés.

 
 

 

 

La Commission des Sciences et des Arts compte 167 membres, parmi lesquels Gaspard Monge, mathématicien, Claude Louis Berthollet, chimiste, Louis Costaz, Joseph Fourier, Geoffroy Saint-Hilaire, et bien d’autres cités dans l’article.
Citons encore Marc Aurel, natif de Valence et qui supervisera le volet imprimerie de l’expédition.

Installant son matériel au Caire, il tirera les premiers numéros du Courrier de l’Égypte et de La Décade Égyptienne.

À la fin de l’année 1801, de retour à Paris, débute une nouvelle entreprise, éditoriale, celle de la Description de l’Égypte ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l’expédition de l’Armée française.
Elle durera près de trente ans.

 

Mesure de la colonne Pompée. Alexandrie, 1798
 
 

Série zoologie : Oiseaux
 

La place prépondérante qu’occupe l’Antiquité dans cette édition témoigne bien de la  fascination qu’elle engendre.
La précision des plans, des élévations, des relevés d’éléments architecturaux, des motifs ornementaux, constituent une exceptionnelle documentation, inédite, qui va donner naissance à l’égyptologie.

Les naturalistes comme portent une attention particulière à la faune, à la botanique.
Ils répertorient, identifient scrupuleusement la zoologie, les reptiles, les mammifères : Ibis, sébestiers, palmiers, poissons du Nil et autres spécimens sont dessinés, voire collectés et, de retour à Paris, servent de modèles aux planches de l’« Histoire naturelle ».

Il faudra vingt-huit ans pour que cette entreprise éditoriale, entamée sous le Consulat en 1802, s’achève, en 1829, sous la monarchie de Juillet.