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  L'asile Napoléon à Valence (1859-1869)
Par Jean-Paul Ravel
Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°71 d' octobre 2017 pp. 24 à 26

Résumé d'après l'article

 
 

Plaque commémorative de Bonaparte à Valence
 

 

Au milieu du XIXe siècle, certains soldats encore vivants ayant servi dans les armées Françaises et Alliées de 1792 à 1815 sont dans un état sanitaire très difficile.
Aussi le préfet de Valence Joseph Ferlay décide de mettre en place un asile (au sens hôpital du terme) situé à Valence, rue Roderie (aujourd’hui rue Bouffier) à l’usage de ces vieux soldats défavorisés.
Cette structure ainsi créée, grâce à une souscription initialisée dès décembre 1858 auprès de la  population de la Drôme, permet d’accueillir 40 soldats, dès décembre 1858 parmi un nombre de demandes important, 137 médaillés sur Valence.


 
 

Ces anciens soldats ont été retenus sur dossier tenant compte de l’âge (la plupart a entre 70 et 80 ans), de la durée des services rendus à la nation, de la gravité des blessures et de la pénurie des ressources.
L’asile comprend une infirmerie dont l’utilité est manifeste. Certains soldats sont atteints de  maladies graves et ne peuvent plus rester dans les dortoirs. Ils sont donc alités à l’infirmerie, tenue par des bonnes sœurs. Le docteur Marie-Louis-Théodore  Parmentier, né à Valence le 30 août 1791, qui, après une carrière militaire (campagne d’Italie pendant deux ans), devient médecin-chirurgien  des soldats confiés à l’asile.
Durant les dix années d’existence de l’Asile, les pensionnaires les plus vaillants ont pu  participer à des manifestations valentinoises dans le centre intra-muros.
Le 31 août 1869, le Conseil général supprime l’Asile Napoléon en raison du trop petit  nombre de pensionnaires. Ceux-ci sont renvoyés dans leurs familles et reçoivent jusqu’à leur  mort une pension annuelle de 250 francs.
Citons pour finir ce pensionnaire, passé par l’Asile de Valence durant 10 années et qui atteindra l’âge très respectable de102 ans ! Il s’agit de Jean Jacques Sabatier.

 

Dessin Louis Frégier dans "Bulletin du bivouac"