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Archives photographiques d'Hostun

par Tony Vital-Durand

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°67 d' octobre 2016 pp. 16 à 19

Résumé d'après l'article

 
 

Une famille au début du siècle
 

En 2005-2006 l’association patrimoniale d’Hostun organise une exposition de quelques dizaines de photos des classes scolaires et des anciennes fêtes du village. Puis, en 2010, nous regroupons une soixantaine de nouveaux clichés pour un montage pour un repas des Anciens, chaque photo étant présentée « nature », puis avec les légendes et les noms. C’est très apprécié, permettant de  nombreux  commentaires. 
D’où,  très  vite,  l’idée  de  créer  des  archives photographiques hostunoises.


Les Hostunois m’ont autorisé, en m’ouvrant leurs « cartons », leurs tiroirs ou leurs greniers, à collecter et rendre publiques ces nombreuses archives photographiques.
C’est un passionnant  travail de détective de mettre un nom sur tous ces personnages, de localiser et dater ces photos, de jongler avec les générations, le même prénom souvent transmis de père en fils. Au contact des photos ramenant au passé, le patois ressort chez quelques anciens… 
Depuis 2010, c’est au moins 300 visites, toujours conviviales et sympathiques, au moins dix  fois, voire plus, chez certains ou certaines de nos nonagénaires ou de nos centenaires.

 
 

Les guerres entraînent, bien sûr, l’interruption des fêtes, dont la grande fête traditionnelle des Laboureurs et des Vignerons, de 1915 à 1918, puis de 1940 à1945. Nous voyons les soldats en  permission hors du casernement, en temps de paix, les jeunes enrôlés dans les chantiers de jeunesse, les prisonniers qui envoient des photos.
Les familles nous parlent des absents, de la maladie et de la mort : combien de jeunes, vus sur  les bancs d’école, ont disparu ensuite, emportés notamment par la tuberculose, au diagnostic un peu caché.


Hostun, le haut et le bas, la création a nihilo de l’agglomération de Saint-Maurice, dans la  plaine, au milieu du XIXe  siècle, a été douloureusement vécue par celle, ancienne, de Saint-Martin, implantée depuis neuf siècles au piémont des Monts du Matin, et qui a vu son  hégémonie s’effriter rapidement.
Le bas est très clérical, plutôt conservateur, le haut plus progressiste, même si tout le monde, ou presque, est baptisé.
Quelques personnages qui ont marqué les Hostunois, par leur personnalité, leur influence sociale ou morale sur la vie communale sont aussi évoqués dans l’article.

 

Un char à la fête des laboureurs