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Aouste, aux portes de l'histoire

par Association

Ed. AUED, Valence, Études drômoises, revue trimestrielle,
n°76 décembre 2018 pp. 30 à 33

Résumé d'après l'article

 
 

Fresque murale d'Auguste (Trompe l'œil )
 

 

Situé sur une importante zone de passage, à la fois sur l’axe nord-sud mais aussi sur l’axe est-ouest, le long de la rivière Drôme et des ruisseaux pérennes, le site d’Aouste-sur-Sye a été occupé dès l’Antiquité.

Vers 4000 ans avant J.-C., des populations néolithiques s’installent aux bords de la Drôme, dans les quartiers actuels de Fontagnal et Peyrequatre.
Des céramiques, pièces de silex (découvertes en 1976 et 1978) en témoignent.
Vers 400 avant J.-C., la cité actuelle se situait sur la route grecque de l’étain reliant la Bretagne (actuelle Grande-Bretagne)  à  la Méditerranée.

Vers 10 avant J.-C., pour répondre aux nécessités de transport du courrier impérial, les romains  installent des points fixes à intervalles réguliers : de simple relais routier (mutatio), permettant de changer de monture.

La commune, au fil des âges a édifié quatre ponts successifs, à l’époque romaine, au Moyen  Âge un pont roman à quatre arches, puis vers 1860 un pont métallique à deux arches, et en 1946 le pont actuel à une seule arche.
Du Ve au Xe siècle différentes invasions se déroulent. Au XIIe siècle éclate le conflit des « épiscopaux ». Aux environs de 1550, la réforme protestante connaît un grand succès dans la Vallée de la Drôme et les huguenots (protestants) dominent la ville avec Montbrun à leur tête. François  Lesdiguières, chef  huguenot, renforce les fortifications.

 
  En 1683, sur ordre de Daniel de Cosnac intriguant évêque de Valence et aumônier de Monsieur, frère du roi, les temples d’Aoste, Montclar, Vercheny, Bouvière et Saillans sont  détruits. Le XIXe siècle voit le réaménagement du centre village, le développement des transports (routes, voie ferrée) ainsi que la modernisation des industries – soieries, papeteries,  textiles –, activités liées à un meilleur usage de nombreux canaux.
Très antérieure à sa voisine, Crest, elle est devenue lointaine banlieue oubliée de Valence.  Étape postale et militaire durant presque deux millénaires, elle a vu se fermer la gare SNCF et bien des commerces, cafés et hôtels. Les entreprises ont disparu : ciment, papier, textile, mécanique.